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Les annuaires de France nuisibles
Accueil / Moustiquaire, repulsifs...

 

Se protéger

Vous l'aurez compris, se protéger des moustiques reste la  meilleure solution pour échapper à leurs diverses nuisances. Faisons le tour des moyens de protection qui se trouvent à notre portée.

 

Mais avant cela, voici quelques précautions de base à appliquer sans plus tarder :

Pour éviter les piqûres des moustiques, portez de préférence des habits amples, longs et clairs. Les moustiques sont attirés par le noir, donc les couleurs foncées sont plutôt à proscrire. Limitez les activités en extérieur au moment de l'aube et du crépuscule à l'heure où les moustiques sont de sortie. Si vous avez la climatisation, remerciez là et allumez là, les moustiques fuient les endroits frais.

 

Répulsifs

Il existe différents types de répulsifs mais d'ores et déjà, sachez que certains sont totalement inefficaces. En premier lieu, oubliez les bracelets anti-moustiques et les appareils électroniques sensés repousser les moustiques, ces deux moyens annoncent des résultats plus que nuancés.

Les lampes électrocutrices  à lumière blanche ou à ultraviolet sont également sans effet car les moustiques femelles sont attirés par une  concentration précise de dioxyde de carbone avec une température certaine. Or ces lampes ne présentent pas les caractéristiques escomptées. Un bémol cependant : les nouvelles générations de lampes à LED pourraient présenter un attrait. Car elles parviennent à émettre du dioxyde de carbone de manière identique à la respiration humaine, certaines possèdent un ventilateur qui semble aspirer les moustiques.En prime on peut verser un peu d'alcool dans l'appareil, le rendant toujours plus attirant pour l'insecte.

Ensuite, il y a les répulsifs à effets contrastés : la citronnelle  semble inefficace en extérieur. Les spirales anti-moustiques peuvent réduire les piqûres à l'intérieur des bâtiments. Les huiles comme celle de haricot de soja ou Les huiles essentielles ont une durée d'efficacité assez courte, et qui, de plus, peuvent engendrer des allergies et des problèmes de photosensibilisation. Pour cette raison, il est conseillé d'éviter leur utilisation.

Bien sûr il existe les répulsifs naturels: la culture de plantes de citronnelle, lamiacées, mélisse, thym, thym-citron, romarin, lavande, basilic, les géraniums, pelargonium, pyrethre, plants de tomates, les capucines.  Ces derniers présentent le double avantage d'être totalement respectueux de l'environnement et d'être décoratifs voire comestibles !

Enfin sachez que la salive mélangée à du tabac est également un répulsif actif selon certaines peuplades du globe. La nicotine est en effet un excellent insecticide.

 

On peut aussi trouver des répulsifs à appliquer directement sur soi, (vêtement ou peau). On ignore le mécanisme exact de ces répulsifs, soit ils confèrent à l'individu une autre odeur, soit ils masquent son odeur véritable. Autre hypothèse, ils désorientent le moustique de sorte qu'il ne sache plus où piquer.Il est vivement recommandé d'acheter des produits directement sur place lorsque vous êtes en voyage, les produits locaux seront plus adaptés aux moustiques autochtones.

 Attention à l'emploi de répulsif sous forme de crème pour les jeunes enfants et les femmes enceintes en raison des produits qu'ils contiennent et notamment le DEET. Bien que très efficace, celui-ci combiné à d'autres substances peut être nocif pour ce public.

En tout état de cause, il vous est préconisé d'appliquer un répulsif anti moustiques prescrit par votre médecin.  Il faut aussi se badigeonner la peau même la journée, certains moustiques piquant sur en période diurne.

Enfin il reste les insecticides sous forme d’aérosols mais ils ne sont efficaces que dans une pièce fermée et présentent des risques pour les occupants de la pièce, surtout si ce sont des enfants. En prime, les moustiques ont développé une résistance à ceux-ci.

C'est bien là l'énorme problématique face aux moustiques, leur incroyable capacité à s'adapter et à résister aux insecticides. Parfois il suffit d'une seule année pour qu'ils démontrent une résistance significative….C'est pourquoi dorénavant on sollicite et favorise l'utilisation de prédateurs naturels. D'une part c'est une conduite écologique, d'autre part, aucun phénomène d'habituation ne peut survenir. Malheureusement cette technique semble insuffisante face au nombre de moustiques. Il faut donc fabriquer de nouveaux produits insecticides régulièrement afin de prévenir leur adaptation.

 

En attentdant, il vous reste la tapette, voilà une solution très efficace, économique et écologique!

 

La moustiquaire 

Utilisée depuis de nombreuses années, la moustiquaire existe sous différentes formes et s'adapte à de multiples supports : En toile tendue pour les portes, fenêtres, puits, et toute zone d'eau (empêchant les femelles de pondre). En toile formée pour les poussettes, berceaux et lits. C'est une barrière efficace pour les personnes contraintes à l'alitement.toile moustiquaire

La moustiquaire si elle propose un réel barrage physique a ses limites. En effet, trouée, déchirée, laissant des ouvertures ou si la personne se trouve contre ses parois, elle en perd de son action. Ces inconvénients ont été pallié par l'imprégnation de son tissu.

Au début des années 1980, des chercheurs ont réalisé que l'association moustiquaire/ insecticide pourrait être redoutablement efficace contre les moustiques. Après les premiers essais en Afrique, continent le plus exposé et dans lequel on recense le plus fort taux de mortalité infantile, le constat fut sans appel : non seulement les cas de paludisme baissèrent mais également le nombre de piqûres.

Ces toiles, imprégnées de produits insecticides abaissent de 36% le taux de piqûres en comparaison à une moustiquaire simple. Elles diminuent en outre la présence de moustiques de 37%.

Ces moustiquaires imprégnées restent actives durant cinq à sept années et résistent aux lavages. Elles présentent une grande sécurité d'emploi et longue durée d'action.

Au-delà de leur simple effet de répulsion et de protection, l'utilisation des moustiquaires imprégnées entraîne d'autres conséquences. En tuant les moustiques qui s'en approchent, les populations d'insectes rajeunissent et les probabilités d'avoir des moustiques porteurs de la maladie diminuent. Car en effet, plus un moustique vit longtemps, plus il a de possibilités d'être vecteur de la maladie.

L'OMS fait distribuer ces moustiquaires gratuitement ou de manière subventionnée dans les régions où le paludisme est extrêmement présent. Grâce à cette démarche, les premiers résultats sont très encourageants puisque les fièvres paludiques ont baissé de 50% et la mortalité infantile a diminué de 20%.

Mais une fois encore nous sommes confrontés à une difficulté majeure : les moustiques montrent de la résistance aux insecticides présents sur les moustiquaires. La recherche doit là encore se concentrer afin de trouver de nouvelles substances ou de nouvelles associations de produits pour maintenir un insecticide dont les effets fonctionnent.

 

La prévention 

En France métropole et dans les départements d'Outre-Mer, les Agences Régionales de Sécurité (ARS) sont très actives et font de la prévention. A la Réunion,  les agents de l'ARS vont à la rencontre de la population quotidiennement. Les visites chez les habitants ont pour but de contrôler et d'expliquer comment supprimer des éventuelles zones de ponte, de vidanger des bacs et pots pouvant servir à pondre. Ces agents font aussi des traitements par bio-insecticide lorsqu'une forte concentration de moustiques est repérée. Cette dernière action est réalisée avec parcimonie afin d'éviter au maximum un comportement de résistance aux substances.

En métropole, des campagnes de démoustication sont organisées par les Ententes Interdépartementales de Démoustication (EID), notamment en. Atlantique, Rhône alpes et méditerranée.

Les EID  établissent une cartographie des gîtes larvaires afin de lutter de manière efficace. Ces campagnes ont commencé dès les années 1970. Nous le savons, nous sommes engagés dans une course sans fin contre les moustiques, car ces insectes développent une résistance régulière contre les substances que nous utilisons dans le but de les éradiquer. Les scientifiques doivent sans cesse trouver de nouvelles substances afin de conserver une longueur d'avance sur les insectes pour freiner leur étendue.

Seule la recherche ne peut tout, nous avons chacun un rôle à jouer dans ce combat contre les moustiques. Surveiller régulièrement son propre environnement en repérant et supprimant les zones propices à la ponte est déjà une grande partie du travail.