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Les annuaires de France nuisibles
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Les autres méthodes de lutte

La recherche

Devant la montée de la résistance des moustiques face aux produits insecticides, les scientifiques souhaitent percer leur secret intrinsèque : leur génome. En découvrant celui-ci, en connaissant l'ADN des moustiques, nous serons en mesure de trouver des produits plus efficaces. Dans le cas du paludisme, en 2002, des chercheurs se sont lancés dans le séquençage du plasmodium, le parasite responsable de la maladie. L'objectif final est d'avoir l'adn du parasite, de son hôte malheureuse victime et de son vecteur.

Certains laboratoires dirigent ces études dans l'idée de créer des moustiques génétiquement modifiés et rendus stériles. Ceci est la méthode de remplacement des populations, puisqu'une fois élevés ces nouveaux individus sont lâchés dans la nature afin qu'ils s'accouplent avec des femelles sauvages. Cette méthode, proche de celle de la technique de l'insecte stérile rencontre une forte opposition en soulevant des questions à ce jour sans réponse : ces moustiques mutants ne génèreraient-ils pas une nouvelle espèce plus nocive ou ne laisseraient-ils pas la place à un autre insecte qui produirait d'autres nuisances ?

Un autre axe oriente les chercheurs dans leur lutte contre les moustiques. Aussi on développe la technique de l'insecte stérile (TIS). Cette méthode ayant remporté un succès avéré auprès d'autres insectes, c'est tout naturellement que l'on estime que l'on devrait l'adapter aux moustiques.

La technique consiste à irradier des mâles en laboratoire dans le but de les rendre stériles. Ils sont ensuite lâchés dans la nature afin qu'ils s'accouplent avec des femelles et qu'ils génèrent des individus stériles de génération en génération, limitant puis éradiquant une population dans une zone déterminée.

Dans les faits, les jeunes nés de mâles stériles ne dépassent pas le stade nymphal. Cette technique a été testée dans les années 1970 au Salvador et malgré les moyens de l'époque, on avait réussi à éliminer une population en une seule saison ! La TIS contrairement au remplacement des populations vise à contrôler les populations et ce sans avoir recours à une modification génétique.

 

Destruction des zones de ponte 

Pour éviter l'invasion en zone urbaine et tout simplement limiter la propagation des moustiques, il faut supprimer au maximum tout endroit où l'eau peut s'accumuler et former un réservoir d'eau stagnante. Ce qui implique de limiter même la présence de vases ou pots de fleurs non utilisés mais remplis d'eau de pluie, offrant aux moustiques un endroit où pondre.

Si d'aventure vous laissez ou constatez ce genre de récipients, un simple geste peut conduire à éradiquer les éventuels individus qui y seraient. Versez le récipient sur de la terre, l'eau manquante, les larves mourront.

Evidemment, il y a des contenants impossibles à vider, tels les puisards ou collecteurs d'eau de pluie ouverts. Pour ceux-ci, si vous ne pouvez appliquer de la toile moustiquaire, mettez une fine couche d'huile à la surface. Les larves ne pourront plus respirer et dépériront.

 Autre idée : mettez du cuivre dans le réceptacle, cela ralentit le développement des larves et les tue.